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Taillaule neuchâteloise entière, brioche dorée et brillante cuite en moule rectangulaire, dessus entaillé aux ciseaux, raisins secs visibles, posée sur une planche en bois clair et une nappe de lin
Une croûte brillante, des entailles qui ont doré en relief et des raisins jusque sur les flancs : la taillaule telle qu'on la sert dans le canton.

Recette · Saison des Vendanges, cuisson au four

Taillaule neuchâteloise au beurre, citron et raisins secs

La brioche emblématique du canton : une mie jaune et filante, un parfum de citron, des raisins secs et ce dessus découpé aux ciseaux qui dore en dents de scie. Deux levées, quarante minutes de four, et une chaleur qui doit tomber juste.

  • Préparation30 min (+ 2 h 30 de levée)
  • Cuisson40 min
  • DifficultéMoyenne
  • Portions1 taillaule (10 à 12 tranches)

Le dernier week-end de septembre, Neuchâtel vit au rythme de la Fête des Vendanges. Sur les tables du canton, entre le chasselas nouveau et les premières soirées fraîches, une brioche revient toujours : la taillaule. Une pâte au beurre parfumée au citron, des raisins secs, et ce dessus découpé aux ciseaux qui lui donne son nom. Rien de compliqué sur le papier. Mais une brioche haute, cuite dans un moule, ne pardonne pas un four approximatif : c’est là que tout se joue.

Une brioche qui porte son geste dans son nom

La taillaule tire son nom des entailles pratiquées sur le dessus juste avant la cuisson. Quelques coups de ciseaux tenus presque à plat, et la pâte s’ouvre en une rangée de petites dents qui dorent plus vite que le reste et craquent sous la dent. C’est la signature de la brioche neuchâteloise, qu’on la trouve chez le boulanger de village ou sur la table du dimanche.

Sa pâte, elle, se distingue par l’équilibre. Assez de beurre pour une mie tendre et filante, mais pas au point d’une brioche parisienne ; assez de sucre pour accompagner un café, mais pas au point d’en faire un gâteau. Le zeste de citron apporte la fraîcheur, les raisins secs le fruit. On la mange nature, beurrée, avec une confiture de pruneaux ou de coings, ou trempée dans un chocolat chaud quand l’automne s’installe.

Le secret d’une taillaule réussie tient en deux mots : temps et chaleur. Le temps des deux levées, qu’on ne raccourcit pas. Et une chaleur de four juste, stable, qui cuit la mie jusqu’au centre du moule sans sécher la croûte ni noircir les dents.

Voûte et sole, 180 °C : pourquoi ce réglage

Une pâte levée enrichie en beurre et en sucre est sensible à deux défauts de cuisson. Trop de chaleur par le haut, et le dessus colore en quinze minutes alors que le cœur est encore cru. Un air trop brassé, et la croûte sèche avant que la pâte ait fini de monter, ce qui bride la dernière poussée dans le four. Pour une brioche en moule, la chaleur voûte et sole reste le réglage le plus sûr : la chaleur monte du fond du moule, enveloppe le pâton sans le dessécher, et laisse à la mie le temps de se développer.

Deux détails pratiques font la différence. Le niveau d’enfournement, d’abord : au deuxième niveau depuis le bas, le haut du moule se trouve au milieu de l’enceinte, loin de la résistance de voûte. La cuisson à cœur, ensuite : une brioche est cuite quand sa mie atteint environ 92 °C. Avec une sonde, plus besoin de deviner ni d’ouvrir la porte pour planter une lame, ce qui fait retomber la température à chaque fois. Et si votre four manque de régularité, tournez le moule à mi-cuisson ; nos conseils pour l’entretenir se trouvent dans notre guide pour nettoyer son four, car une enceinte encrassée chauffe aussi moins bien.

La recette, pas à pas

  1. Faire gonfler les raisins

    Mettez les raisins secs dans un bol avec le kirsch ou l'eau tiède, couvrez et laissez-les gonfler 30 minutes. Égouttez-les puis séchez-les dans un linge : des raisins mouillés collent la pâte et brunissent en surface.

  2. Activer la levure

    Délayez la levure fraîche dans le lait tiédi à 30 °C avec une pincée du sucre. Le lait doit être à peine tiède au doigt : au-delà de 40 °C, la levure souffre et la pâte lèvera mal.

  3. Pétrir la pâte

    Dans la cuve du robot, réunissez la farine, le reste du sucre, le zeste de citron et l'œuf, puis le lait à la levure. Pétrissez 5 minutes à vitesse lente. Ajoutez le sel, puis le beurre ramolli en trois fois, et pétrissez encore 8 à 10 minutes à vitesse moyenne, jusqu'à ce que la pâte soit lisse, brillante et se détache des parois. Incorporez les raisins à la main en fin de pétrissage.

  4. Première levée

    Formez une boule, déposez-la dans un saladier légèrement beurré, couvrez d'un linge et laissez lever 1 h 30 à température ambiante, à l'abri des courants d'air, jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.

  5. Façonner et laisser lever dans le moule

    Beurrez un moule à cake de 30 cm. Dégazez la pâte du plat de la main, étalez-la en rectangle de la longueur du moule, puis roulez-la serrée et posez-la soudure dessous. Couvrez et laissez lever encore 45 minutes à 1 heure : la pâte doit arriver juste au bord du moule. Pendant ce temps, préchauffez le four en chaleur voûte et sole à 180 °C.

  6. Dorer et tailler

    Battez le jaune avec le lait et badigeonnez délicatement le dessus au pinceau, sans couler le long du moule. Avec des ciseaux mouillés, tenus presque à plat, faites une rangée d'entailles de 1 à 2 cm sur toute la longueur, en alternant légèrement à gauche et à droite : ce sont ces dents qui dorent et donnent son nom à la taillaule.

  7. Cuire et laisser refroidir

    Enfournez au deuxième niveau depuis le bas, 35 à 40 minutes à 180 °C. Si le dessus colore trop vite, posez une feuille de papier cuisson après 20 minutes. La taillaule est cuite quand la sonde indique environ 92 °C à cœur, ou quand le fond sonne creux une fois démoulée. Laissez-la tiédir 10 minutes dans le moule, puis refroidir complètement sur une grille avant de la trancher.

Trois tranches épaisses de taillaule neuchâteloise à la mie jaune et aérée, parsemée de raisins secs, sur une assiette en céramique claire avec une noix de beurre frais, un petit pot de confiture de pruneaux et une tasse de café
Tranchée une fois bien refroidie, la mie reste souple et filante. Un peu de beurre, une confiture de pruneaux, et le goûter d'automne est servi.

L’appareil qui fait la différence

On juge souvent un four sur son design ou le nombre de ses programmes. Une brioche comme la taillaule le juge sur autre chose : la précision de sa température et la régularité de sa chaleur dans tout le volume. Un four qui affiche 180 °C mais en délivre 195, ou dont le fond chauffe plus que l’avant, se voit immédiatement sur une pâte levée : croûte trop sombre d’un côté, mie serrée de l’autre.

Au catalogue Arts & Ménagers, le V‑ZUG Combair V4000 60 répond précisément à cette exigence. Conçu et fabriqué par la marque zougoise, il affiche à la fois la température de consigne et la température mesurée dans l’enceinte, propose la chaleur voûte et sole comme l’air chaud et ses variantes humides, et intègre une sonde thermique qui signale le moment où la mie atteint sa cuisson. Ses 69 litres sur quatre niveaux, son écran tactile avec CircleSlider et son nettoyage TopClean en font un four de tous les jours, pour CHF 2’695.– au lieu de CHF 2’990.–. L’univers de la marque est présenté sur notre page partenaire V‑ZUG, et l’ensemble des modèles, toutes marques confondues, se compare dans la catégorie fours de la boutique.

Four encastrable V-ZUG Combair V4000 60 en verre miroir noir, écran tactile avec CircleSlider, poignée design noire

L'appareil qui fait la différence

V‑ZUG Combair V4000 60 · Four encastrable 60 cm, Miroir

Une brioche de 30 cm cuite dans un moule haut est un test de régularité : il faut cuire la mie jusqu'au centre sans brûler les dents du dessus. Le Combair V4000 60, conçu et assemblé en Suisse, propose la chaleur voûte et sole que demande cette pâte, et règle sa température jusqu'à 280 °C avec affichage de la consigne et de la température mesurée. Sa sonde thermique indique quand le cœur atteint 92 °C, sans ouvrir la porte. 69 litres sur quatre niveaux, écran tactile avec CircleSlider, nettoyage TopClean, application V‑ZUG-Home, classe A. CHF 2'695.– TTC au lieu de CHF 2'990.–, livraison, installation et évacuation de l'ancien appareil comprises dans le canton de Neuchâtel.

L’astuce Arts & Ménagers

Le beurre s’ajoute après que la pâte a commencé à se former, jamais au début. Incorporé d’emblée, il enrobe la farine et empêche le gluten de se développer : la taillaule lève moins et sa mie reste dense. Ajouté ramolli, en trois fois, sur une pâte déjà élastique, il s’intègre au réseau et donne cette mie qui se déchire en fils. Même logique pour les raisins : à la main, en toute fin, pour ne pas les écraser ni teinter la pâte. Enfin, pour la levée, cherchez un endroit tempéré plutôt que chaud : une pâte qui lève lentement autour de 24 °C développe plus d’arômes qu’une pâte pressée près d’un radiateur. Et si vous avez aimé travailler les fruits de saison, notre tarte aux pruneaux Fellenberg prolonge la fin de l’été au four.

La taillaule se congèle très bien, tranchée. Une fois complètement refroidie, coupez-la en tranches d'un centimètre et demi, glissez une feuille de papier cuisson entre elles et congelez-les à plat dans un sachet bien fermé. Elles se gardent deux mois à −18 °C et passent directement du congélateur au grille-pain : de quoi servir une tranche fraîche un dimanche d'octobre sans rallumer le four.
Voir les congélateurs

Un mot de conservation : la taillaule se garde deux à trois jours enveloppée dans un linge propre, puis dans un sachet, à température ambiante. Évitez le réfrigérateur, qui rassit la mie plus vite qu’à l’air libre. Au-delà de trois jours, les tranches un peu fermes font un excellent pain perdu, doré au beurre et saupoudré de sucre à la cannelle.

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Fiche imprimable A4, mise en page Arts & Ménagers — temps, ingrédients & étapes, prête pour la cuisine.

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Conseil, vente et installation à Neuchâtel

Arts & Ménagers équipe les cuisines de tout le canton de Neuchâtel, du Littoral aux Montagnes. Remplacer un four encastrable demande de vérifier les dimensions de la niche, le raccordement électrique et la compatibilité avec le plan de cuisson ou la colonne existante : nous venons mesurer avant de recommander, puis nous nous chargeons de la vente comme de la livraison et de l’installation, évacuation de l’ancien appareil comprise. Et si votre four actuel ne tient plus sa température ou chauffe de façon inégale, un dépannage suffit souvent à lui rendre sa précision.

FAQ — Taillaule neuchâteloise et cuisson au four

Quelle est la différence entre une taillaule et une tresse ?

La tresse, ou züpfe, est un pain au beurre du dimanche, peu sucré, façonné en brins tressés et cuit sur plaque. La taillaule est une véritable brioche : plus sucrée, parfumée au zeste de citron, garnie de raisins secs, cuite dans un moule et reconnaissable à son dessus découpé aux ciseaux. La tresse accompagne volontiers le jambon et le fromage ; la taillaule se sert au petit-déjeuner, au goûter ou au dessert, avec du beurre, une confiture ou un café.

Peut-on préparer la pâte à taillaule la veille ?

Oui, et c’est même une bonne idée pour la servir au petit-déjeuner. Après le pétrissage, laissez la pâte lever 30 minutes à température ambiante, puis couvrez-la et placez-la au réfrigérateur pour la nuit. Le froid ralentit la levure et laisse les arômes se développer. Le lendemain, façonnez-la directement froide, posez-la dans le moule et comptez une deuxième levée un peu plus longue, 1 h à 1 h 30, avant de dorer, tailler et cuire comme indiqué.

Chaleur tournante ou voûte et sole pour une brioche ?

Pour une brioche en moule comme la taillaule, la chaleur voûte et sole donne le résultat le plus régulier : la chaleur monte du fond, la croûte sèche moins vite et la pâte peut finir de lever au four. La chaleur tournante convient mieux aux petites pièces cuites sur plusieurs plaques à la fois, comme des petits pains au lait, à condition de baisser la température d’une vingtaine de degrés. Dans les deux cas, un préchauffage complet et une température stable comptent davantage que le mode choisi : si votre four peine à les tenir, c’est le moment de le faire contrôler ou d’envisager un modèle plus précis.

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